Quel est le rôle de la qualité de l’air intérieur dans les politiques RSE ?

qualité de l'air

Une étude récente, menée par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), a démontré que l’air intérieur est 5 à 7 fois plus chargé en particules polluantes que l’air extérieur. Sachant qu’un Français passe en moyenne 70% de sa journée au travail, le CO2 constitue une menace indéniable pour sa santé, ce qui explique pourquoi de nombreuses entreprises ont tout mis en œuvre pour créer un environnement confortable pour leurs employés.

La qualité de l’air dans les bureaux : un facteur de bien-être 

La problématique de la pollution occupe aujourd’hui une place importante dans les médias. Tout le monde se mobilise pour la cause environnementale. En revanche, très peu se sont penchés sur le sujet de l’air pollué dans un espace clos, notamment dans les locaux des entreprises.

Ce sujet est d’autant plus crucial qu’il influence fortement la santé des employés et leur productivité. Les éléments essentiels au bien-être au travail sont :

  • une température ambiante ;
  • un bruit maîtrisé ;
  • un éclairage optimisé ;
  • du mobilier ergonomique et écologique ;
  • un taux d’humidité moyen.

Tous ces facteurs impactent la qualité d’air. Si les indices de performance énergétique ne répondent pas aux normes de confort pour le personnel, le taux d’absentéisme connait une hausse fort préjudiciable et une entrave au bon déroulement du travail.

Un enjeu de santé publique

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’air de mauvaise qualité en France coûterait jusqu’à 20 milliards d’euros. Comme vous pouvez le constater, il y a un enjeu sanitaire avec des répercussions économiques majeures pour l’État. Les personnes qui occupent un poste administratif sont exposées aux particules fines et au CO2 présents dans l’air, ce qui pourrait causer des gênes, voire des maladies à des niveaux de gravité différents.

Cet impact néfaste sur la santé des employés est provoqué par un taux d’humidité trop bas ou trop élevé ou encore par les mauvaises odeurs. On peut donc constater des symptômes bénins, mais gênants comme une sensation de fatigue, une irritation de la gorge, des irruptions cutanées, etc. Dans les cas les plus graves qui se manifestent au fil du temps, les employés peuvent développer de l’asthme et d’autres maladies respiratoires sérieuses.

Conformément aux articles R.4222-1-a-R.4222-3, les RSE sont dans l’obligation de fournir aux employés un environnement sain qui passe par les mesures mises en place pour garantir la qualité de l’air :

  • un seuil de renouvellement de l’air
  • un volume minimum

Ainsi, la gestion de la qualité d’air est soumise à une réglementation précise. Il en va de la politique de Responsabilité Sociale des Entreprises.

Quelles mesures pour améliorer la qualité d’air au travail ?

Le confort des employés est étroitement lié à la qualité d’air qu’ils respirent au quotidien. Les dirigeants ont alors un certain nombre de mesures à appliquer pour garantir un environnement sécurisé :

  • L’identification des sources : Il faut vérifier le taux de CO2, la présence de pathogènes et de particules chimiques dans l’air. Les zones les plus polluées en entreprise sont les sanitaires et les bureaux de photocopie.
  • La mise en place d’aérations naturelles : L’une des solutions prouvées pour favoriser une bonne circulation de l’air dans les bureaux est d’assurer des ouvertures accessibles et faciles à manœuvrer, à savoir les portes et les fenêtres. Cette règle est fournie par le Code du Travail notamment l’article R. 4222-6. Même si l’on peut utiliser le système de climatisation pour recycler et transformer l’air environnant, cette approche ne compte pas dans le calcul du débit d’air neuf. Les entreprises qui optent tout de même pour cette solution doivent procéder à l’entretien régulier de leurs climatiseurs.
  • L’entretien des bureaux : Souvent sous-estimé, le ménage permet bel et bien de limiter les particules polluantes qui circulent dans l’air. Il élimine les acariens et toute autre source microbienne pouvant compromettre la santé des employés.
  • La rénovation énergétique : Le passage aux énergies renouvelables, que ce soit pour le chauffage ou l’électricité, traite le problème à la source. Avec de dispositifs énergétiques écologiques, les émissions polluantes sont quasiment absentes.
  • Une décoration végétale : Les plantes absorbent le dioxyde de carbone et diffusent de l’oxygène. En dehors de leur valeur décorative, elles purifient l’air favorisant davantage la création d’un environnement sain pour les salariés.

Pour obtenir de meilleurs résultats, il faut appliquer toutes ces mesures ensemble plutôt que de se contenter qu’une ou deux solutions.

Quelle est la différence entre un extrait d’acte de mariage avec et sans filiation ?
Comment l’énergie se transforme-t-elle en électricité ?